Offscreen Week-end
28–29 mars 2026
Ce week-end, Paris hésite entre la fin de course élégante, le salon qui dérive vers le soir, le refuge discret et l’adresse bonus qui n’a clairement pas été conçue pour plaire à l’algorithme. Tant mieux.
1 expo à voir avant qu’elle ne disparaisse
Eva Jospin, Grottesco / Claire Tabouret, D’un seul souffle — Grand Palais
C’est le moment ou jamais : le Grand Palais indique que les deux expositions se terminent le 29 mars 2026, après une prolongation exceptionnelle. D’un côté, Eva Jospin déploie un univers de grottes, forêts et architectures imaginaires ; de l’autre, Claire Tabouret montre les coulisses de son projet de vitraux contemporains pour Notre-Dame. C’est une très bonne sortie “dernier week-end” : spectaculaire, dense, et avec ce petit parfum de fin de règne qui rend tout plus désirable.
Pourquoi y aller :
parce que c’est exactement le type d’expo qu’on regrette de laisser filer, puis qu’on mentionne six mois plus tard avec un air blessé.
1 vernissage / late opening où aller ce soir
Drawing Now Paris — Carreau du Temple
Pour le plan “ce soir”, le plus net et activable ce week-end, c’est Drawing Now Paris au Carreau du Temple. La foire se tient du 26 au 29 mars 2026 ; le site du Carreau annonce des horaires jusqu’à 20h le samedi 28 mars et jusqu’à 19h le dimanche 29 mars. Ce n’est pas une grosse nocturne façon musée jusqu’à 23h, mais c’est le meilleur format “fin d’après-midi qui glisse vers le soir” : contemporain, mobile, moins lourd qu’une grande expo institutionnelle, et parfait pour voir beaucoup en peu de temps.
Pourquoi y aller :
parce que le dessin contemporain a ce luxe rare : il peut être cérébral sans devenir pénible. Et en salon, ça donne souvent de très bonnes découvertes, plus rapides et plus nerveuses qu’un accrochage classique.
1 lieu calme / refuge pour se poser
Maison de Balzac — Passy
Quand Paris commence à faire trop de bruit, la Maison de Balzac reste une très bonne échappée. Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h, l’accès aux collections permanentes est gratuit, et le site précise aussi la présence du Café Rose Bakery sur place. Pour un week-end, c’est presque trop parfait : jardin, maison d’écrivain, pente calme de Passy, et cette sensation délicieuse d’avoir quitté la ville sans la quitter vraiment.
Pourquoi y aller :
parce que tout le monde cherche un “refuge” et finit dans un café bruyant. Là, au moins, le mot a un sens.
1 adresse bonus anti-algorithme
PRINT — 26 rue Sorbier, Paris 20e
Mercredi, 16h.00h
Jeudi, vendredi, 16h.2h
Samedi, 12h.2h
Dimanche, 12h.00h
Très bon choix pour la case bonus. PRINT s’est installé au 26 rue Sorbier dans le 20e, dans un ancien immeuble en transformation, sur environ 3 000 m² répartis sur plusieurs étages. Plusieurs sources le présentent comme un lieu éphémère hybride mêlant musique, photo, food, bar, resto et programmation culturelle, ouvert du 11 mars au 7 juin 2026 avec entrée libre sur une bonne partie de la programmation. Ce n’est pas l’adresse lisse qui t’attaque avec du latte beige et des citations en néon : c’est plus vaste, plus brouillon, plus vivant, et donc infiniment plus intéressant.
Pourquoi c’est anti-algorithme :
parce que le lieu ressemble encore à une trouvaille. On y va moins pour cocher un spot que pour tomber sur une énergie, un étage, un DJ set, une expo ou une conversation qui n’étaient pas prévues. Et franchement, ça repose.